Pour l’animal portant un émetteur, l’appareil n’a pas besoin de communiquer son objectif. Un oiseau continue de voler, de se nourrir, de se reposer et de migrer selon son comportement habituel. Une chauve-souris peut se déplacer entre les zones de repos et de nourriture pendant que les chercheurs écoutent ou détectent automatiquement les signaux. Un petit mammifère peut traverser la végétation tandis qu’une étiquette fournit des informations sur sa localisation. Les chercheurs analysent ensuite ces observations pour répondre à des questions scientifiques. L’animal lui-même n’a pas besoin d’interagir avec la technologie comme un humain le fait avec un téléphone ou un GPS.
Les projets de suivi modernes peuvent générer de grands ensembles de données lorsque de nombreux animaux et emplacements de récepteurs sont impliqués. Chaque détection individuelle peut sembler insignifiante en soi, mais des ensembles de détections peuvent révéler des schémas plus larges. Les scientifiques peuvent comparer les mouvements entre animaux, saisons, habitats ou années. Ils peuvent étudier les routes fréquemment utilisées et les habitats associés à certains comportements. Ces résultats peuvent ensuite contribuer à la recherche écologique et, dans certains cas, à la planification de la conservation. La valeur scientifique provient de la collecte et de l’analyse systématiques plutôt que de l’apparition mystérieuse du matériel lui-même.