1. Brûlures d’estomac ou reflux acide (RGO)
Les oignons peuvent relâcher le sphincter inférieur de l’œsophage, la valve musculaire qui empêche l’acide gastrique de remonter. Lorsque cette valve se relâche, l’acide peut remonter et provoquer des brûlures d’estomac.
Les oignons crus ont tendance à être plus irritants que les oignons cuits.
En cas de RGO : essayez les oignons légèrement sautés ou caramélisés, qui sont souvent mieux tolérés.
2. Ballonnements, gaz ou symptômes du syndrome du côlon irritable
Les oignons sont riches en FODMAP, des glucides fermentescibles qui peuvent attirer l’eau dans l’intestin et produire des gaz pendant la digestion. Chez les personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable (SII) ou ayant un système digestif sensible, cela peut provoquer des inconforts.
Une alternative plus douce : utilisez les parties vertes des oignons nouveaux (qui sont pauvres en FODMAP) ou aromatisez l’huile de cuisson avec de l’oignon, puis retirez les parties solides.
3. Mauvaise haleine temporaire (halitose)
Les composés soufrés qui confèrent aux oignons leur arôme caractéristique pénètrent dans le sang lors de la digestion et sont ensuite expirés par les poumons. Cela peut provoquer une mauvaise haleine qui persiste pendant plusieurs heures.
Solutions rapides : Mâcher du persil frais, boire du lait ou manger une pomme peuvent aider à neutraliser temporairement les composés.
Lait
4. Irritation oculaire pendant la découpe
Lorsque les cellules d’oignon sont endommagées, des enzymes libèrent du synpropanethial-S-oxyde, un gaz volatil qui réagit avec l’humidité des yeux pour former un acide sulfurique dilué. Résultat ? Des larmes. C’est sans danger et temporaire, mais indéniablement désagréable.
Conseils de pro : Réfrigérez les oignons avant de les couper, utilisez un couteau très tranchant pour minimiser les dommages cellulaires, ou coupez-les près d’un ventilateur en marche pour disperser les gaz.
Mythes qui ne résistent pas à l’analyse
« Les oignons absorbent les virus et les bactéries présents dans l’air. »
Faux. Aucune preuve scientifique ne soutient cette affirmation. Les oignons n’agissent pas comme des « éponges » pour les agents pathogènes présents dans l’air.
« Les oignons deviennent toxiques lorsqu’on les coupe et qu’on les laisse reposer toute la nuit. »
Faux. Les oignons coupés peuvent brunir, se dessécher ou développer un goût désagréable dû à l’oxydation, mais ils ne deviennent pas dangereux. Conservez-les correctement au réfrigérateur et consommez-les dans les jours qui suivent.
« Les oignons provoquent des odeurs corporelles persistantes. »
C’est en grande partie faux. Si de très grandes quantités d’oignons peuvent subtilement influencer l’odeur corporelle par le biais de composés soufrés excrétés, l’ail est bien plus puissant à cet égard. Pour la plupart des gens qui consomment des portions normales, …
Le consensus médical
« Pour la plupart des gens, les bienfaits de la consommation d’oignons l’emportent largement sur les risques. »
— Dr Sarah Johnson, gastro-entérologue
À moins de souffrir d’une sensibilité diagnostiquée (comme le reflux gastro-œsophagien, le syndrome de l’intestin irritable ou une allergie rare à l’oignon), il n’y a aucune raison médicale d’éviter les oignons. En fait, les nutritionnistes recommandent régulièrement de les inclure dans une alimentation variée et riche en végétaux.
Alors n’hésitez pas : incorporez-les à vos sandwichs, caramélisez-les pour vos pâtes ou faites-les mijoter dans votre soupe. Votre cœur, votre système digestif et votre système immunitaire vous en remercieront.
Comme pour tout aliment, l’équilibre et la conscience de soi sont essentiels. Écoutez votre corps, savourez les oignons comme bon vous semble et laissez la science, et non le sensationnalisme, guider vos choix.